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  • 20 juin 2018

    L’e-santé, le grand espoir de l’Afrique


    Il a suffi d’une épidémie, Ebola, pour montrer dans quel terrible état se trouvaient les infrastructures et les systèmes de santé en Afrique de l’Ouest, malgré des décennies d’aide au développement. Et si la solution était numérique ? Et si la technologie, les applications et la mise en réseau permettaient des succès là où les briques et le mortier ont échoué ? C’est tout le pari de l’e-santé, qui suscite désormais de grands espoirs en Afrique.
    « Oui, la technologie vient des pays du Nord, mais les usages les plus avancés viennent de l’Afrique. En réduisant les coûts transactionnels, le numérique permet de réduire l’écart entre les populations africaines ayant accès à Internet et celles d’Europe ou des Etats-Unis. Jamais un Africain d’une grande ville n’a été aussi proche d’un Français. »
    Cela fait douze ans que l’MS a adopté une résolution pour la création d’une stratégie e-santé. Les innovations numériques contribuent aux objectifs de la couverture sanitaire universelle en faisant tomber certaines barrières comme le coût, l’accès ou le manque de qualité des soins, tout en étendant la gamme des services proposés. En particulier dans les régions où règne une pénurie de personnel et d’infrastructures.
    Mais l’essor concret de l’e-santé est plus récent. Depuis quelques années, partout sur le continent, les applications se développent. Et s’il devait y avoir un classement des priorités dans ce domaine, la santé des femmes enceintes et des enfants en bas âge arriverait en tête. Ainsi, sur les neuf projets récompensés, par l’Observatoire de l’e-santé dans les pays du Sud, six concernent des actions destinées à réduire la mortalité chez les mères et leurs nouveau-nés./
    Une révolution numérique est en marche et elle connecte 95 % de la population par un réseau cellulaire. Cette révolution inclut les pays du Sud et sort de leur isolement les populations les plus vulnérables.
    Le Monde Afrique, juin 2018

  • 5 décembre 2015

    Burkina Faso, le pays où les crocodiles ne sont pas dangereux

    Dans un village burkinabè, les crocodiles vivent en parfaite harmonie avec les habitants, depuis la nuit des temps.

    Au Burkina Faso, chaque ethnie possède un totem qu’elle vénère et protège. Pour les Mossis, par exemple, situés dans le village de Bazoulé au nord de Ouagadougou, c’est le Crocodylus Suchus. Une espèce dangereuse et qui s’attaque souvent à l’homme, explique le site Vice. Et pourtant, là-bas, ces bêtes féroces sont les meilleures amies des populations, rapporte encore le magazine.
Bazoulé compte pas moins de 150 reptiles qui rôdent dans le village, côtoyant adultes et enfants, jouant avec eux et parfois même les chevauchant pour impressionner les touristes. Selon «la légende burkinabé, Bazoulé a été découvert grâce à des crocodiles bienveillants, lesquels auraient permis à un chasseur perdu et assoiffé de trouver une source d’eau. Aujourd’hui, hommes et crocodiles sont toujours là».
    Cela fait 700 ans que les habitants les considèrent comme leurs égaux et bien plus encore. «Ce sont nos frères», explique René un habitant du village, au reporter de Vice. À Bazoulé on prête à ces animaux une multitude de pouvoirs. Ainsi les locaux pensent que les crocodiles sont capables d’exaucer des vœux «notamment lors d’une cérémonie qui leur est dédiée tous les derniers dimanches d’octobre: la fête de Koomlakré». Ils pensent également qu’ils peuvent prédire la mort d’un membre du village.
    «La veille de la mort de mon père, les crocodiles ont passé la nuit à pousser des cris déchirants. Ils ont empêché les villageois de dormir jusqu’au lendemain», raconte Angèle, dont toute la famille réside à Bazoulé.
    Si l’un des villageois vient à se faire mordre, cela est perçu comme «une punition des anciens», ajoute le site Vice, qui indique aussi que depuis plus de 70 ans, aucun homme n’a été tué par ces reptiles.Les crocodiles sont si bien intégrés à la communauté, que lorsque l’un d’eux meurt, comme il y a 6 ans, il a droit à des obsèques en bonne et due forme et les villageois le pleurent comme l’un des leurs.
    «Tout le village a été très triste le jour où il est décédé. On lui a offert de vraies, longues funérailles —c’était comme notre chef», explique Raphael, un habitant du village.
    Slate Afrique, Vice

  • 1 décembre 2015

    L'épidémie de VIH ne recule pas en France

    "Le sida n'est pas une maladie du passé." C'est le constat que dresse le ministère de la santé alors que s'ouvre, mardi 1er décembre, la journée internationale de lutte contre le sida.

    Selon une étude publiée mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l'Institut de veille sanitaire (InVS) et consultée par Le Monde,"malgré diverses stratégies de prévention, l'épidémie du VIH reste toujours active",et continue de se propager à un rythme qui ne fléchit pas en France. Chaque année, environ 7 000 personnes sont contaminées par le virus du sida, un chiffre stable depuis 2007, selon l'InVS. Et l'épidémie affecte tout particulièrement les jeunes hommes ayant des rapports homosexuels. Sur les personnes ayant découvert leur séropositivité, 42 % font partie de cette catégorie, soit 
2 800 personnes. "Parmi les 686 jeunes adultes (18-24 ans) diagnostiqués 
en 2013, les deux tiers (68 %) étaient des hommes, majoritairement contaminés lors de rapports sexuels entre hommes (pour 75 % d'entre eux)", ajoute l'étude. 
Le gouvernement a lancé lundi une campagne en faveur du dépistage, et affirme que le préservatif est "le meilleur moyen de prévention contre le VIH et les infections sexuellement transmissibles (IST)", souligne-t-il. Les centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic verront, en outre, leurs missions élargies en matière de prévention, de dépistage et de prise en charge des maladies sexuellement transmissibles. Enfin, le ministère rappelle que Mme Touraine a récemment annoncé l'autorisation et la prise en charge à 100 % du Truvada, traitement préventif pour éviter les contaminations par le VIH des personnes les plus exposées et moins réceptives aux outils classiques de prévention.  
    Check-list Le Monde