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  • 5 décembre 2015

    Burkina Faso, le pays où les crocodiles ne sont pas dangereux

    Dans un village burkinabè, les crocodiles vivent en parfaite harmonie avec les habitants, depuis la nuit des temps.

    Au Burkina Faso, chaque ethnie possède un totem qu’elle vénère et protège. Pour les Mossis, par exemple, situés dans le village de Bazoulé au nord de Ouagadougou, c’est le Crocodylus Suchus. Une espèce dangereuse et qui s’attaque souvent à l’homme, explique le site Vice. Et pourtant, là-bas, ces bêtes féroces sont les meilleures amies des populations, rapporte encore le magazine.
    Bazoulé compte pas moins de 150 reptiles qui rôdent dans le village, côtoyant adultes et enfants, jouant avec eux et parfois même les chevauchant pour impressionner les touristes. Selon «la légende burkinabé, Bazoulé a été découvert grâce à des crocodiles bienveillants, lesquels auraient permis à un chasseur perdu et assoiffé de trouver une source d’eau. Aujourd’hui, hommes et crocodiles sont toujours là». 

    Cela fait 700 ans que les habitants les considèrent comme leurs égaux et bien plus encore. «Ce sont nos frères», explique René un habitant du village, au reporter de Vice. À Bazoulé on prête à ces animaux une multitude de pouvoirs. Ainsi les locaux pensent que les crocodiles sont capables d’exaucer des vœux «notamment lors d’une cérémonie qui leur est dédiée tous les derniers dimanches d’octobre: la fête de Koomlakré». Ils pensent également qu’ils peuvent prédire la mort d’un membre du village.

    «La veille de la mort de mon père, les crocodiles ont passé la nuit à pousser des cris déchirants. Ils ont empêché les villageois de dormir jusqu’au lendemain», raconte Angèle, dont toute la famille réside à Bazoulé. 

    Si l’un des villageois vient à se faire mordre, cela est perçu comme «une punition des anciens», ajoute le site Vice, qui indique aussi que depuis plus de 70 ans, aucun homme n’a été tué par ces reptiles.Les crocodiles sont si bien intégrés à la communauté, que lorsque l’un d’eux meurt, comme il y a 6 ans, il a droit à des obsèques en bonne et due forme et les villageois le pleurent comme l’un des leurs.

    «Tout le village a été très triste le jour où il est décédé. On lui a offert de vraies, longues funérailles —c’était comme notre chef», explique Raphael, un habitant du village.

    Slate Afrique, Vice

  • 1 décembre 2015

    L'épidémie de VIH ne recule pas en France

    "Le sida n'est pas une maladie du passé." C'est le constat que dresse le ministère de la santé alors que s'ouvre, mardi 1er décembre, la journée internationale de lutte contre le sida.

    Selon une étude publiée mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l'Institut de veille sanitaire (InVS) et consultée par Le Monde,"malgré diverses stratégies de prévention, l'épidémie du VIH reste toujours active",et continue de se propager à un rythme qui ne fléchit pas en France. Chaque année, environ 7 000 personnes sont contaminées par le virus du sida, un chiffre stable depuis 2007, selon l'InVS. Et l'épidémie affecte tout particulièrement les jeunes hommes ayant des rapports homosexuels. Sur les personnes ayant découvert leur séropositivité, 42 % font partie de cette catégorie, soit 
    2 800 personnes. "Parmi les 686 jeunes adultes (18-24 ans) diagnostiqués 
    en 2013, les deux tiers (68 %) étaient des hommes, majoritairement contaminés lors de rapports sexuels entre hommes (pour 75 % d'entre eux)", ajoute l'étude. 
    Le gouvernement a lancé lundi une campagne en faveur du dépistage, et affirme que le préservatif est "le meilleur moyen de prévention contre le VIH et les infections sexuellement transmissibles (IST)", souligne-t-il. Les centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic verront, en outre, leurs missions élargies en matière de prévention, de dépistage et de prise en charge des maladies sexuellement transmissibles. Enfin, le ministère rappelle que Mme Touraine a récemment annoncé l'autorisation et la prise en charge à 100 % du Truvada, traitement préventif pour éviter les contaminations par le VIH des personnes les plus exposées et moins réceptives aux outils classiques de prévention.  

    Check-list Le Monde

  • 29 novembre 2015

    Médicaments illicites: le Bénin frappe un grand coup

    Au Bénin comme dans de nombreux pays, le nombre d’intoxications médicamenteuses augmente.

    Celles-ci peuvent entraîner des affections mortelles, comme des insuffisances rénales et hépatiques ou des crises cardiaques. Au Centre National Hospitalier et Universitaire de Cotonou, une dizaine de personnes en moyenne sont admises chaque jour pour des problèmes rénaux, et au moins l’une d’entre elles succombe: c’est là le résultat direct de la prise de médicaments achetés sur le marché parallèle (on parle de «systèmes parallèles de distribution» lorsque des médicaments sont distribués dans des points de vente ne faisant pas partie du système officiel de distribution et de «marché parallèle» lorsqu’on fait référence à la vente de ces médicaments). Dans le reste du pays, un nombre croissant d’hospitalisations et de décès sont dus à des intoxications médicamenteuses.

    La Direction nationale de la Protection Sanitaire du Bénin estime que, malgré les risques encourus, 85% des Béninois s’approvisionnent sur le marché parallèle. Antibiotiques, antipaludéens et vermifuges sont les médicaments les plus demandés et sont tous d’origine douteuse. Ces médicaments contrefaits et souvent sousdosés proviennent généralement du Gabon, du Nigéria et de certains pays d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord.

    Le marché parallèle est en grande partie aux mains de vendeurs ambulants qui n’ont ni la formation ni les compétences nécessaires pour délivrer des médicaments. Une étude menée dans dix localités a dénombré 6 000 vendeurs, dont la plupart sont des femmes.

    Le phénomène a pris une ampleur telle que les autorités ont décidé de prendre des mesures. Afin de montrer au public sa détermination à combattre les vendeurs de médicaments illicites, l’armée et la police ont saisi et brûlé plusieurs tonnes de ces médicaments. En collaboration avec l’OMS, les autorités sanitaires ont lancé une série de séances d’information et de formation destinées aux responsables communautaires sur les dangers des médicaments et de leur vente illicite. Participent aux séances des chefs religieux, des commerçants, des agents de santé, des policiers, des élus locaux et des jeunes diplômés sans emploi.