actualités

  • 18 novembre 2018

    L'OMS et le paludisme

    10 faits sur le paludisme

    Près de la moitié de la population mondiale est exposée au risque de paludisme. En 2016, on a enregistré environ 216 millions de cas et quelque 445 000 décès dus à cette maladie.
    Une meilleure prévention et un renforcement des mesures de lutte ont permis de faire baisser les taux de mortalité par paludisme de plus de 29% à l’échelle mondiale depuis l’an 2010.
    L’Afrique subsaharienne représente toujours une part disproportionnée de la charge mondiale du paludisme. En 2015, cette région enregistrait 90% des cas et 92% des décès dus à cette maladie.

    1 - Le paludisme est une maladie potentiellement mortelle due à des parasites transmis à l’homme par des piqûres de moustiques femelles infectés.
    2 - Environ la moitié de la population mondiale est exposée au risque de paludisme.
    3 - Les enfants de moins de 5 ans sont exposés à un risque élevé.
    4 - Les taux de mortalité du paludisme sont en baisse.
    5 - Un diagnostique précoce et un traitement rapide permettent d'éviter que la maladie ne devienne mortelle.
    6 - L'apparition d'une résistance à l'artémisine est une préoccupation majeure.
    7 - Dormir sous une moustiquaire à imprégnation durable protège du paludisme.
    8 - Le pulvérisations d'insecticides à l'intérieur des locaux constituent le moyen le plus efficace pour réduire rapidement la transmission du paludisme.
    9 - Les femmes enceintes sont particulièrement exposées.
    10 - Le paludisme entraîne des pertes économiques importantes dans les pays de forte transmission.

    Sources : OMS - Décembre 2016

  • 16 novembre 2018

    Un labo tout-terrain pour lutter contre les épidémies en Afrique de l’Ouest

    Testé au Sénégal, le prototype a connu son baptême du feu à Louga, où sévissait la dengue.

    C’est un camion blanc d’apparence conventionnelle. Bâti sur le châssis d’un camion Mercedes à six roues motrices, le laboratoire possède des équipements scientifiques dernier cri. Son habitacle renferme une petite révolution technologique qui pourrait bien bouleverser la lutte contre les épidémies virales en Afrique. En cette saison des pluies au Sénégal, dans la cour de l’institut Pasteur, on s’apprête à déployer pour sa première opération le Praesens Mobile Lab. Un laboratoire itinérant et modulable conçu pour se déplacer dans les reliefs accidentés, secs ou humides du continent, afin de réaliser directement sur le terrain les précieuses analyses permettant de détecter une épidémie avant sa propagation.
    Paludisme, dengue, Zika, fièvre jaune, chikungunya font chaque année des centaines de milliers de victimes, dont une majeure partie en Afrique. C’est lors d’une épidémie particulièrement virulente, celle d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014-2015, que l’idée de ce camion a germé dans la tête d’un chercheur en biotechnologie belge, Rudi Pauwels.
    Dans le vol qui le ramène en Belgique, Rudi Pauwels dessine le premier plan de son camion laboratoire sur une serviette en papier. Il crée dans la foulée la fondation Praesens, pour mettre en place son projet grâce à ses propres fonds et ceux de deux amis. Vingt-quatre mois et un demi-million d’euros plus tard, le premier prototype voit le jour grâce à une collaboration avec l’institut Pasteur de Dakar, sélectionné pour son expertise dans le domaine des arbovirus, ceux contractés par piqure d’insectes, et son vaste réseau régional.
    « Nous souhaitons gagner encore en autonomie énergétique pour le prochain modèle, en installant des panneaux solaires et en générant notre propre eau, explique le directeur de l’institut. Nous voulons aussi réaliser de l’imagerie et de la prévention. »
    Partenaire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’institut Pasteur est souvent sollicité par les pays voisins comme le Mali, la Mauritanie ou la Guinée pour apporter son aide. Le Praesens Mobile Lab permettra donc à l’institution de développer une approche régionale dans la lutte contre les épidémies.

    Sources : Le Monde Afrique 12/09/2018

  • Juin 2018

    L’e-santé, le grand espoir de l’Afrique

    Il a suffi d’une épidémie, Ebola, pour montrer dans quel terrible état se trouvaient les infrastructures et les systèmes de santé en Afrique de l’Ouest, malgré des décennies d’aide au développement. Et si la solution était numérique ? Et si la technologie, les applications et la mise en réseau permettaient des succès là où les briques et le mortier ont échoué ? C’est tout le pari de l’e-santé, qui suscite désormais de grands espoirs en Afrique.

    « Oui, la technologie vient des pays du Nord, mais les usages les plus avancés viennent de l’Afrique. En réduisant les coûts transactionnels, le numérique permet de réduire l’écart entre les populations africaines ayant accès à Internet et celles d’Europe ou des Etats-Unis. Jamais un Africain d’une grande ville n’a été aussi proche d’un Français. »

    Cela fait douze ans que l’MS a adopté une résolution pour la création d’une stratégie e-santé. Les innovations numériques contribuent aux objectifs de la couverture sanitaire universelle en faisant tomber certaines barrières comme le coût, l’accès ou le manque de qualité des soins, tout en étendant la gamme des services proposés. En particulier dans les régions où règne une pénurie de personnel et d’infrastructures.

    Mais l’essor concret de l’e-santé est plus récent. Depuis quelques années, partout sur le continent, les applications se développent. Et s’il devait y avoir un classement des priorités dans ce domaine, la santé des femmes enceintes et des enfants en bas âge arriverait en tête. Ainsi, sur les neuf projets récompensés, par l’Observatoire de l’e-santé dans les pays du Sud, six concernent des actions destinées à réduire la mortalité chez les mères et leurs nouveau-nés./

    Une révolution numérique est en marche et elle connecte 95 % de la population par un réseau cellulaire. Cette révolution inclut les pays du Sud et sort de leur isolement les populations les plus vulnérables.

    Le Monde Afrique, juin 2018

    Légende de la photo :

    L’application PeekVision, au Botswana, permet un accès aux soins ophtalmiques pour tous.